martedì 26 febbraio 2013

"A gran giornate" il primo marzo a Torino


sabato 23 febbraio 2013

L'intervista a Stéphanie Hochet per "Letteratitudine News" (in francese)


Riporto la versione originale in francese della traduzione dell'intervista rilasciata da Stéphanie Hochet per "Letteratitudine News" (si veda il post precedente).

1)   Comment aimerais-tu te présenter au public italien au-delà des précisions biographiques ?
Je suis un écrivain qui cherche et ne sait pas s’il trouve, mais cette frustration est probablement à la source du métier d’écrivain et j’ai besoin de me poser des questions essentielles au moment où j’élabore une fiction. C’est par la fiction que l’essentiel de mon questionnement sur l’humain peut prendre forme, le roman me met en condition, me permet de déployer du sens dans un univers réduit à quelques centaines de pages. Un monde sans création littéraire serait pour moi un désert. Je me suis passionnée, étudiante, pour le théâtre de Shakespeare, sa sophistication populaire, son dynamisme poétique. Et j’ai souvent besoin d’aller chercher ailleurs mes sources d’inspiration : l’Angleterre et sa littérature pour Les éphémérides, mais auparavant il y a eu le Sud des États-Unis avec Combat de l’amour et de la faim et l’Italie avec La distribution des lumières.

2)   Comment classer Les éphémérides parmi tes romans ? Quels sont les thèmes qu’on peut y retrouver ou bien quel est le parcours que tu as tracé depuis Moutarde douce jusque là ? Je connais tous tes romans et j’aperçois la continuité plutôt que les différences ; et je vois dans Les éphémérides une sorte de grandiose synthèse de tes thèmes et de ta démarche expressive ; c’est correct ?
J’ai l’impression d’avoir réalisé un livre très important pour moi avec Les éphémérides, autant sur le fond que sur la forme. Il rassemble tous mes démons : l’expérience jumelée de l’art et de la souffrance, l’attente amoureuse, la frénésie de vivre et la violence, la terreur et les chemins de liberté qu’ouvre la poésie.  Je n’aurais pas pu l’écrire s’il n’y avait eu avant les autres romans qui m’ont permis d’être plus ambitieuse.

3)   Une fois, interviewée à la radio italienne, tu as parlé du plaisir de l’invention et du plaisir de la précision, par rapport à l’écriture. Cette dimension épicurienne du travail de l’écrivain m’a beaucoup touché (je m’y retrouve parfaitement). Dans le cas des effemeridi, sur quels aspects s’est concentré ce plaisir ?
Je l’ai écrit avec jubilation parce que je sentais que j’emmenais le lecteur dans un univers mystérieux dont j’allais peu à peu dévoiler l’étrangeté (la « maison close » dans laquelle travaille Tara, l’entrepôt du peintre Simon Black, inspiré de Francis Bacon, et l’étrange mère de famille Sophie dont l’obsession maternelle allait tourner à la folie). J’ai voulu avancer dans l’écriture en exprimant au maximum les perceptions de chacun des personnages, de manière à amener le lecteur à voir avec leurs yeux.  Il fallait aussi que les personnages se libèrent de ce qui les enferme. Je me suis régalé aussi à décrire les Dogs, ces monstres canins qui vont survivre à l’Annonce qui prédit une catastrophe…

4)   Tes livres exigent des lecteurs attentifs et concentrés, en quelques sortes prêts à jouer avec toute leur perspicacité en compagnie de l’écrivain. Les éphémérides, par exemple, semble jouer (plaisanter même) avec des clichés du cinéma catastrophique et de la science fiction, et vouloir toujours troubler l’horizon d’attente des lecteurs. C’est correct ?
En effet. En écrivant le livre, je ne pouvais m’empêcher d’avoir en tête certains scenarii de films de fin du monde qui sont souvent assez prévisibles, je voulais distordre ces préjugés apocalyptiques, laisser au lecteur la possibilité d’interpréter certains faits –  faire confiance au lecteur – , cette Annonce, sorte de mort annoncée à tous les personnages, est une métaphore de notre propre finitude. J’aime aborder les sujets graves avec une distance ironique, plus c’est grave plus il faut s’amuser. Je décris le roman comme un livre d’anticipation et non un livre de science-fiction car je m’attache à décrire la société telle qu’elle est (ou telle que je la vois, un roman est toujours subjectif) en déplaçant le curseur du temps. Si j’avais voulu écrire un livre de pure science-fiction, j’aurais donné des renseignements scientifiques au lecteur, une théorie du cataclysme qui n’aurait pas eu grand-chose de littéraire. J’ai préféré l’aspect poétique sur un fond de scherzo.

5)   Une autre question : quel est ton rapport avec l’Italie (et la littérature italienne) ? Dans ton roman La distribution des lumières le protagoniste italien Pasquale Villano citait des auteurs tels que Buzzati, Landolfi, Fenoglio, Pavese…
J’ai beaucoup d’admiration pour les écrivains que tu viens de citer. (J’attends aussi la traduction française de ton dernier roman dont on m’a dit le plus grand bien…). La littérature italienne est une référence indispensable pour tout écrivain français car elle puise dans le socle commun de la culture latine. Ma nouvelle fiction qui vient de paraître aux éditions des Busclats, Sang d’encre, a failli s’appeler La phrase latine, et j’y cite également Pavese dont Le bel été et Le métier de vivre m’ont bouleversée comme rarement. Comme tous les grands auteurs, Pavese nous accompagne dans le temps, les années passent et on a envie de le relire. Quant à l’Italie, elle est une destination féérique, prononcer le nom de ce pays, c’est déjà susciter le rêve. Et il y a mes amis italiens.

6)   Peux-tu nous parler de ton rapport d’écrivain avec tes personnages, en particulier ceux de Le effemeridi ?
Ce sont les personnages qui me donnent envie d’écrire. Quand je vivais en Écosse, le hasard m’a amenée à rencontrer la personne qui m’a inspiré le personnage de Tara, cette prostituée maitresse-femme et éleveuse de chiens. Elle était tellement marquante. Mais il m’aura fallu plus de dix ans pour que je puisse l’insérer dans une démarche littéraire de grande ampleur. Elle y croise un double de Francis Bacon, un peintre qui me fascine depuis longtemps (j’ai même eu la chance de rencontrer un critique d’art qui l’a interviewé). Quant aux personnages de Sophie et de Ludivine, la mère et la fille, elles sont, pardonne-moi l’expression, plus classiquement hochetiennes, ce sont des créatures infernales comme on en rencontre dans sa propre famille. 

In italiano su 
https://letteratitudinenews.wordpress.com/2013/02/23/intervista-a-stephanie-hochet/

da "Letteratitudine": intervista a Stéphanie Hochet


Del romanzo di Stéphanie Hochet, “Le effemeridi”, uscito nel 2012 in Francia presso le Éditions Rivages con il titolo “Les éphémérides” e ora pubblicato in Italia dalle Edizioni La Linea di Bologna (nella traduzione di Monica Capuani), ho parlato in un post precedente. Nonostante la giovane età (è nata nel 1975), Stéphanie ha all’attivo altri sette romanzi, pubblicati da editori importanti come Laffont, Fayard, Stock, Flammarion, e sta per vedere pubblicato il nono, il breve “Sang d’encre”, dalle Éditions des Busclats. È il momento di conoscerla più da vicino.

C. M.  Stéphanie, come vorresti presentarti al pubblico italiano, al di là delle notizie biografiche?

S. H.  Sono uno scrittore che è in cerca e non sa se trova, ma questa frustrazione è probabilmente all’origine del mestiere di scrittore e io ho bisogno di pormi delle domande fondamentali nel momento in cui invento una storia. E proprio attraverso l’invenzione di questa storia l’essenziale della mia riflessione sulla natura umana può prendere forma: il romanzo mi pone nella condizione, mi consente di tracciare un senso in un universo ridotto a qualche centinaio di pagine. Un mondo senza creazione letteraria per me sarebbe solo un deserto. Da studentessa mi sono appassionata al teatro di Shakespeare, alla sua raffinatezza popolare, al suo dinamismo poetico. E sento spesso il bisogno di andare a cercare altrove le mie fonti di ispirazione: l’Inghilterra e la letteratura inglese per “Le effemeridi”, e prima ancora gli Stati Uniti del sud con il “Combat de l’amour et de la faim” e l’Italia con “La distribution des lumières”.

C. M. Come si collocano “Le effemeridi” nell’insieme della tua produzione narrativa? Quali sono i temi che vi si possono ritrovare, qual è il percorso che hai tracciato da “Moutarde douce” fino a qui? Conosco tutti i tuoi romanzi e in essi tendo a avvertire la continuità piuttosto che le differenze; e vedo ne “Le effemeridi” una sorta di grandiosa sintesi dei tuoi temi e della tua ricerca espressiva. Vedo giusto?

S. H.  Con “Le effemeridi” ho la sensazione di avere realizzato un libro molto importante per me, sia sul piano del contenuto sia su quello della forma. “Le effemeridi” riunisce tutti i miei demoni : l’esperienza gemellare dell’arte e della sofferenza, l’attesa dell’amore, la frenesia del vivere e la violenza, il terrore, i percorsi di libertà aperti dalla poesia. Non avrei potuto scriverlo se non ci fossero stati prima gli altri romanzi che mi hanno permesso di essere più ambiziosa.

C. M. Una volta, durante un’intervista radiofonica alla RAI, hai parlato del piacere dell’invenzione e del piacere della precisione in rapporto alla scrittura. Questa dimensione epicurea del lavoro dello scrittore mi ha molto impressionato (detto tra noi, mi ci ritrovo pienamente). Nel caso de “Le effemeridi”, su quali aspetti si è concentrato questo piacere?

S. H.  L’ho scritto animata da una grande gioia, perché sentivo di condurre il lettore in un universo misterioso di cui a poco a poco andavo svelando le singolarità (la “casa chiusa” in cui lavora Tara, il magazzino del pittore Simon Black, ispirato a Francis Bacon, e la strana madre Sophie, la cui ossessione genitoriale sta per trasformarsi in follia). Nel procedere della scrittura ho voluto esprimere al massimo le sensazioni di ognuno dei personaggi, in modo da portare il lettore a vedere attraverso i loro occhi. Era inoltre necessario che i personaggi si liberassero di ciò che li tratteneva. E ancora, mi sono proposta di descrivere i Dog, questi cani mostruosi che sopravvivranno alla catastrofe predetta dall’Annuncio…

C. M. I tuoi libri esigono dei lettori attenti e concentrati, in qualche modo disposti a mettere in gioco tutta la loro perspicacia in gara con lo scrittore. “Le effemeridi”, per esempio, sembra giocare (scherzare perfino) con alcuni cliché del cinema catastrofico e della fantascienza, e sconvolgere sempre l’orizzonte d’attesa dei lettori. È così?

S. H.  In effetti, scrivendo il libro, non potevo impedirmi di pensare a certe sceneggiature di film sulla fine del mondo che sovente sono prevedibili ; volevo distorcere e smentire questi preconcetti apocalittici, lasciare al lettore la possibilità di interpretare alcuni fatti – fare affidamento sul lettore, insomma. Questo Annuncio, sorta di morte annunciata a tutti i personaggi, è una metafora della nostra finitezza. Amo affrontare dei soggetti seri con un distacco ironico, più la cosa è seria più è il caso di divertirsi. Definisco il romanzo un libro di anticipazione e non un libro di fantascienza dal momento che mi dedico a rappresentare la società così com’è (o così come la vedo io, un romanzo è sempre soggettivo) manovrando il cursore del tempo. Se avessi voluto scrivere un romanzo di fantascienza, avrei dovuto dare al lettore dei ragguagli scientifici, una teoria sul cataclisma che non avrebbe più avuto molto di letterario. Ho preferito lavorare sull’aspetto poetico su una base di scherzo.

C. M. Un’altra domanda. Qual è il tuo rapporto con l’Italia (e la letteratura italiana)? Nel tuo romanzo “La distribution des lumières” il protagonista Pasquale Villano citava autori come Buzzati, Landolfi, Fenoglio, Pavese…

S. H.  Nutro una grande ammirazione per gli autori che hai appena citato (aspetto anche la traduzione francese del tuo ultimo romanzo, di cui si è detto un gran bene…). La letteratura italiana è un riferimento indispensabile per ogni scrittore francese in quanto conduce sul solco comune della cultura latina. Il mio nuovo racconto che sta per uscire presso le Éditions des Busclats, “Sang d’encre”, in un primo tempo si sarebbe dovuto intitolare “La phrase latine”, e vi cito anche Pavese, di cui “La bella estate” e “Il mestiere di vivere” mi hanno impressionato come accade di rado. Come tutti i grandi autori, Pavese ci accompagna nel tempo, passano gli anni e si ha sempre voglia di rileggerlo. Quanto all’Italia, è una destinazione fiabesca, pronunciare il nome di questo paese è già evocare il sogno. E poi ci sono i miei amici italiani.

C. M. Puoi parlarci del rapporto che come scrittrice hai con i tuoi personaggi, in particolare con quelli de “Le effemeridi” ?

Sono proprio i personaggi a farmi provare il desiderio di scrivere. Quando vivevo in Scozia, il caso mi ha fatto incontrare la persona che mi ha ispirato il personaggio di Tara, questa prostituta amante-moglie e allevatrice di cani. Era così impressionante! Eppure mi ci sono voluti più di dieci anni prima che la potessi inserire in una struttura narrativa di una certa ampiezza. Tara incontra una replica di Francis Bacon, un pittore questo che mi affascina da molto tempo (ho anche avuto la fortuna di incontrare un critico d’arte che lo ha intervistato). Quanto ai personaggi di Sophie e di Ludivine, la madre e la figlia, sono, se mi passi l’espressione, i più tipicamente hochettiani, sono quelle creature infernali che si possono incontrare in qualunque famiglia.

Questa nostra breve conversazione (che ho tradotto in italiano come meglio ho potuto) termina qui. Ma Stéphanie Hochet alla fine di febbraio sarà in Italia, per un paio di incontri nell'ambito del Festival di Narrativa Francese 2013. Più precisamente, martedì 26 febbraio, alle 17.30, presenterà LE EFFEMERIDI (La Linea, 2013) a Milano, presso la Libreria Coop Statale, in via Festa del Perdono 12. Insieme all'autrice, interverranno Gabriele Dadati e Marina Emanuelli.
Giovedì 28 febbraio, alle 18.00, Stéphanie sarà a Bologna, alla Libreria Ibs.it, in via Rizzoli 18, insieme con Jadel Andreetto e Cristina Monti.

https://letteratitudinenews.wordpress.com/2013/02/23/intervista-a-stephanie-hochet/

Da "Letteratitudine News": Stéphanie Hochet, "Le effemeridi"


Riporto il mio pezzo dedicato al romanzo "Le effemeridi" di Stéphanie Hochet uscito ieri su "Letteratitudine News". Si tratta della rielaborazione delle riflessioni che avevo pubblicato su questo blog, circa un anno fa, al momento della pubblicazione in Francia de "Les éphémérides". 

Ho la fortuna di avere letto tutti i romanzi di Stéphanie Hochet, dall’esordio, “Moutarde douce”, del  2001, a questo “Les éphémérides”, del 2012, il primo libro della scrittrice francese pubblicato in Italia (“Le effemeridi”, Edizioni La Linea, 2013, traduzione di Monica Capuani). In quest’ultima opera mi ha colpito l’attenzione riservata a una gamma di sentimenti piuttosto insolita nella produzione letteraria dell’autrice francese. Sì, la Hochet ha sempre sondato le grandi profondità del mondo interiore dei personaggi, soffermandosi in particolare sulle pulsioni distruttrici o prevaricatrici, inseguendo la tensione crescente nelle relazioni; ma più ancora che nel penultimo romanzo, “La distribution des lumières” (Flammarion, 2010), qui assistiamo alla caparbia ricerca da parte dei personaggi di una dimensione affettiva, li vediamo abbandonarsi l’uno all’altro, scoprirsi insomma bisognosi di amore e cercare ostinatamente segni di una fiducia reciproca. Questa constatazione non vale soltanto per il pittore Simon Black, che si innamora della cantante di fado Ecuador, ma anche, ad esempio, per i clienti del club sadomaso nel quale di notte lavora Tara, la principale voce del romanzo; e vale anche per la stessa Tara nei confronti della sua amica francese Alice, e per tutti insieme nei confronti del personaggio più sorprendente e prodigioso del libro, la piccola Ludivine, una presenza non saprei dire se cristologica o demoniaca – così differente da Embrun, la protagonista de “L’apocalypse selon Embrun” (Stock, 2004), ma ugualmente perturbante.
Questo bisogno di amore, questo desiderio di farsi colmare d’amore dagli altri, che Hochet descrive magnificamente attraverso gli sguardi, i pensieri, gli impulsi e gli umori dei corpi, i gesti inaspettati, anche aggressivi, sembra temperare il senso di sofferenza, il dolore che la vita suscita negli esseri umani semplicemente perché è vita. Soprattutto, questa solidarietà amorosa consente di dare un significato all’esistenza, un significato non illusorio ma in qualche modo definitivo, perché è la risposta (non la sola risposta, ma certo la più solida e la più coerente) all’Annuncio traumatico di una prossima fine. Affronterete meglio l’attesa della fine del mondo se qualcuno è al vostro fianco, vi aiuta e vi ama. Questo bisogno di amore sorprende gli stessi personaggi, li rende irrequieti ma alla fine permette loro di uscire dalla dimensione egotistica e di scoprirsi diversi da come credevano di essere.
A provocare nei personaggi questo bisogno di contatto, ad accelerare questo desiderio di protezione è, dicevamo, l’Annuncio di una fine. La prossimità della fine del mondo ha come prima conseguenza quella di un’inaspettata, acuta percezione del tempo: si misurano i giorni, si prende a poco a poco confidenza con l’idea di un’interruzione definitiva, si gusta infine ogni istante con una consapevolezza nuova. Certo, la fine di tutto non provoca solamente questo genere di reazioni positive: la maggior parte della popolazione si lascia andare ad atti vandalici, entra in una vertigine distruttiva, mentre i governi prendono decisioni ambigue e in ogni caso inefficaci, ma questo non riguarda i nostri personaggi.
Questo côté catastrofistico, però, secondo me non ha e non vuole avere troppa importanza nella struttura del romanzo, resta un’efficace trovata, dà giusto qualche pennellata scura, suscita qualche opportuna reminiscenza cinematografica. Ne “Le effemeridi” l’aspetto più importante di questo cataclisma misterioso e volutamente vago resta l’effetto sul sentimento del tempo dei personaggi, sulla loro coscienza di se stessi. Proprio come una malattia, la Catastrofe li obbliga a riconsiderare da cima a fondo la loro vita, le priorità che si sono dati, e rende insufficiente e inefficace ogni loro tentativo di indipendenza dagli altri. Pensate a uno dei personaggi più interessanti, il pittore Simon Black che, scopertosi malato di cancro, si scopre anche liberato (cioè guarito) dal suo male inesorabile proprio dall’urgenza del cataclisma: dopo aver praticato su se stesso e sui suoi soggetti pittorici forme sempre più dolorose di crudeltà dello sguardo e della messa in scena, recupera un po’ alla volta il gusto del vivere, e alla fine si abbandona una disarmata tenerezza. Ho letto in questo romanzo non il racconto di un’agonia collettiva, ma piuttosto la descrizione di un attaccamento alla vita che integra e illumina il nostro lato oscuro senza cancellarlo.
Certo, resta sempre in molte pagine una spiccata fascinazione per l’oscuro: lo testimoniano il repertorio di torture stilizzate praticate nel club sadomaso, l’emergere in Tara di un retrogusto razzistico, la ferocia dei Dog (i super-cani che Tara e Patty allevano per trasformarli nella sola specie che sopravvivrà alla catastrofe), la spaventosa “macchina per urlare” di Simon Black, e anche i quadri di quest’ultimo, diretta filiazione delle opere di Francis Bacon, per non dire della violenza incontrollabile che si manifesta nelle vie, nelle città e nelle campagne. Ma a fianco di queste pagine crudeli c’è il resto, l’esplorazione scrupolosa e coraggiosa dei sentimenti, il senso di attesa di un’epifania o semplicemente della fine di tutto, la ricerca di un possibile senso, in ogni caso laico, alla vita e alla morte. Ho già visto questo sguardo scrutatore, apparentemente impietoso ma in realtà profondamente onesto, che manifesta, nascosta dietro la predilezione per i dettagli inconfessabili e le mostruosità del corpo o dello spirito, una specie di umanismo che, senza risparmiarci nulla delle miserie umane, sa essere compassionevole: è lo sguardo della fotografa Diane Arbus, la sua capacità di rivelare l’umanità senza alibi attraverso un’implacabile “distribuzione delle ombre e delle luci” sulla scena.
Costruendo il suo romanzo, Stéphanie Hochet gioca con la varietà dei registri, imita le voci con i loro automatismi, compone una brillante polifonia di soliloqui che, alternandosi e sovrapponendosi, formano un’armonia molto contemporanea (anche se meno aspra di quella de “La distribution des lumières”). E come nel picaresco “Le combat de l’amour et de la faim” (Fayard, 2009), “Le effemeridi” è anche un’esplorazione degli spazi, in questo caso dei paesaggi vasti e selvaggi della Scozia, che si alternano con degli interni sempre un po’ soffocanti e che la Hochet descrive ricorrendo a un lirismo inquieto e a modo suo romantico.

Stéphanie Hochet
“Le effemeridi”
Traduzione di Monica Capuani
Pag. 160
Edizioni La Linea, 2013
ISBN: 978-88-97462-34-7


https://letteratitudinenews.wordpress.com/2013/02/22/le-effemeridi-di-stephanie-hochet/#more-2220

venerdì 22 febbraio 2013

Fabio Donalisio su Caproni


Si parlava di poeti e poesia, in queste settimane, nella mia seconda liceo. A un terzetto di alunni interessati a Giorgio Caproni è venuto in mente di chiedere a Fabio Donalisio, poeta con cui avevo presentato ad Aosta l’Undicesimo Quaderno di poesia della Marcos y Marcos, che cosa rappresentasse per lui la figura e l’arte di Caproni. Donalisio, che già nel corso di quell’incontro (era il 26 novembre 2012, eravamo alla Libreria à la page di Aosta, ricordate?) si era detto particolarmente legato all’esperienza di Caproni, soprattutto dell’ultimo Caproni, ha risposto subito e volentieri. Con il consenso dei miei tre alunni, che qui ringrazio (Fabio Baldo, che ha avuto l’idea, Luca Ceriani e Simone Fortuna), ospito la loro breve intervista a Fabio Donalisio (anche a lui, ovviamente, vanno i miei ringraziamenti).

Le domande:
1 – Quale poesia di Caproni preferisci e perché?
2 – Perché lo consideri un maestro?
3 – In che cosa consiste l’attualità di Caproni?
Ed ecco le risposte di Fabio Donalisio

Uno.
Domanda difficilissima, la prima. Difficile perché isolare una singola poesia di un poeta è sempre molto arduo, e particolarmente per Caproni in cui, soprattutto nei libri che amo di più, la poesia si configura sempre più come percorso, quasi sceneggiatura (con personaggi senza volto, e luoghi spopolati). Ti posso dire che mi appassiona di più questo secondo Caproni, la saga metafisica sulla morte di dio che comincia con Il muro della terra (citazione dantesca) e finisce con il postumo Res Amissa (latino per “cosa persa”). In questi libri il Caproni della (finta) canzonetta e della riproposizione stilnovista e leopardiana passa come dentro a un filtro che ne dissecca le parole fino all'osso, lasciando solo alcuni frammenti in mezzo al bianco, costruendo sull'ossatura delle rime uno sguardo costernato sul vuoto. Se proprio te ne devo citare una, prendo questa, dal Muro:

Dopo la notizia

Il vento... È rimasto il vento.
Un vento lasco, raso terra, e il foglio
(quel foglio di giornale) che il vento
muove su e giù sul grigio


dell'asfalto. Il vento
e nient'altro. Nemmeno
il cane di nessuno, che al vespro
sgusciava anche lui in chiesa
in questua d'un padrone. Nemmeno,
su quel tornante alto
sopra il ghiareto, lo scemo
che ogni volta correva
incontro alla corriera, a aspettare
- diceva – se stesso, andato
a comprar senno. Il vento
e il grigio delle saracinesche
abbassate. Il grigio
del vento sull'asfalto. E il vuoto.
Il vuoto di quel foglio nel vento
analfabeta. Un vento
lasco e svogliato – un soffio
senz'anima, morto.
Nient'altro. Nemmeno lo sconforto.
Il vento e nient'altro. Un vento
spopolato. Quel vento,
là dove agostinianamente
più non cade tempo.

C'è tutto Caproni, qui. La “facilità” (apparente), la rima, la melodia, la ridondanza ipnotica. C'è Beckett, c'è Kafka, ma anche Dante, De Chirico. C'è già, per una via completamente diversa, tutto quel che sarà poi Cormac McCarthy, per dirne uno.

Due, tre.
La domanda due e la tre si intrecciano. Caproni a me come poeta è sembrato da subito un “maestro”. Ci ho visto da subito il modo, che cercavo ancora prima di sapere di voler e poter scrivere, di aggirare l'oscurità pur senza cedere di un passo nella ricerca di profondità abissali, anche sconcertanti, crudeli. Caproni è un maestro di rigore formale, eppure è un iconoclasta, un isolato. A suo modo un potentissimo ribelle. Uno di quelli che sanno farti capire che la rivoluzione non si fa gridando, o trincerandosi nel buio, ma cantando, o magari sibilando, ridendoti alle spalle. E poi Caproni è un maestro di solitudine, in senso buono. La solitudine di chi ama il mondo e la vita con una passione pazzesca, ma non cede mai e poi mai all'estetismo o all'esibizione. Che sa che è nato solo e morirà solo. E che, tra l'una e l'altra delle solitudini definitive, c'è spazio per amare qualcosa o qualcuno.
Quindi sì, credo che in un periodo come questo, grosso modo gli ultimi trent'anni, in cui qualcuno ha deciso che la poesia fosse una specie di tumore da recidere, di appendice autoreferente e inutile, o peggio dannosa, un poeta come Caproni sia doppiamente attuale. Prima di tutto in sé, perché è nato “classico”, nel senso che ha il vizio di non invecchiare, e poi, “politicamente”, perché è poesia che “passa” in chi legge, non si nasconde, non si dà alibi. Comunica, nel senso più nobile del termine. Smonta senza mai essere mortificante. Insegna, nello stesso momento, che la poesia è scritta da pochi (pochi ne sono e ne saranno in grado, davvero) e può esser letta da tutti, e per tutti intendo proprio tutti, in barba a tutti gli snobismi intellettuali. La vera poesia dice i mondi, li crea e li critica. Ma soprattutto fa nascere mondi dentro chi la legge. Ecco, Caproni è attualissimo perché il mondo che lui aveva visto in metafisica, si sta tramutando in realtà.